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1.1.3. Elegguá.

1.1.3.1. Ses vêtements et accessoires.

Ses couleurs sont le rouge et le noir (qui représentent la dualité vie/mort, début/fin, guerre/paix, l'un/l'autre). Il est vêtu d'une redingote et d'un pantacourt mêlant ses deux couleurs caractéristiques (des fois, l'ensemble est plus simplement rayé de rouge et noire). Sur la tête, il porte un chapeau qui peut être rouge ou de paille ou un foulard. Tout son habit, couvre-chef inclus, est orné de grelot, de perles ou de cauris. Des fois, il a une sacoche dans laquelle se trouve des bonbons. Son collier (eleke) se compose de perles rouges et noires alternées.

Son symbole de pouvoir est le garabato, bâton en bois de goyave terminé en V.

Elegguá

Elegguá

1.1.3.2. La danse.

En fonction de ses différents caminos, Elegguá est un enfant, un adolescent ou une personne âgée. C'est un personnage joueur qui saute, se déplace dans toutes les directions, fait des roulades ou joue à des jeux d'enfants (toupie, billes, cerf volant, grimaces comiques, caprices pour être le centre de toutes les attentions, embrassades...). Ce caractère malicieux lui permet d'interagir avec le public en s'appropriant le chapeau d'un des membres de son public, en fumant le cigare d'un autre, en distribuant des bonbons, en se cachant et revenant au moment où il est le moins attendu...

Toujours muni de son garabato, il écarte le mal et s'ouvre un chemin au travers de la végétation dense.

Les danses pour Elegguá comprennent une série de pas principaux qui accompagnent soit un toque (rythme) soit un chant particulier.

La lubanché.

Ce pas est lié au toque du même nom, facilement reconnaissable grâce au rythme caractéristique joué par l'iyá, tambour batá le plus grave.

En général, Elegguá, caché, va entrer en scène sur sollicitations du public par une roulade. Puis, il va effectuer diverses variantes d'un pas de base qui marque la base rythmique de l'iyá en alternant le pied droit et le pied gauche. Le pas est effectué dans différentes directions, notamment en diagonale, pour marquer la symbolique de la croisée des chemins et représenter l'imprévisibilité d'Elegguá.

Les bras ont un mouvement spécifique que l'on retrouve dans d'autres pas d'Elegguá. Sur le temps fort, les bras sont écartés et les coudes en arrière. Puis, sur le contre-temps, les bras reviennent vers l'avant. Ce mouvement se combine avec une accentuation du temps par le torse. Lors de certains pas de marche, le garabato peut être accroché à l'épaule, tenu par ses 2 extrémités ou placé derrière le cou. Le mouvement des bras est alors suspendu.

Cette partie donne au danseur l'occasion de faire ses pitreries en quittant temporairement le rythme. Puis, il revient un fois son numéro théâtral terminé.

Laktopa ou La Topa.

Ce pas est lié au toque du même nom qui fait généralement suite à la lubanché.

Les pieds sont légèrement ouverts et chaque pied va à son tour appuyer vers l'arrière pour revenir à sa place, de manière alternée. Ce mouvement se combine avec une flexion des jambes sur le contre-temps.

Les bras sont repliés au niveau de l'estomac et effectuent un petit mouvement en demi-cercle vers l'avant en marquant le temps. Ce pas peut être effectué en se déplaçant dans toutes les directions ou en faisant des demi-cercles et des tours peuvent être ajoutés.

Abukenké.

Ce rythme est lié au chant du même nom qui permet en général de terminer Laktopa.

Le danseur marque avec ses pieds les accents du chant et des tambours.

Ñongo.

Ce rythme est lié au toque du même nom.

Chachalokafun.

Ce rythme est lié au toque du même nom. C'est l'un des pas les plus compliqués d'Elegguá, que ce soit pour le rythme ou pour la difficulté d'exécution du pas.

Teremia ou Rumba Ochosi.

Ce rythme est lié au chant du même nom.

Iyesá.

Ce rythme est lié au toque du même nom. Dans ce pas, le danseur va déplacer un de ses pieds vers l'extérieur en faisant un demi-cercle qui passe par l'avant puis revenir à sa place. Ce sera ensuite le tour de l'autre pied. Les bras gardent le mouvement caractéristique d'Elegguá, déjà présenté dans la lubanché.

1.1.3.3. À voir.

1.1.3.4. Références.

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