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3.1.8. Ochún.

   

3.1.8.1. Présentation générale.

Ochún, Oshún, Ochúm ou Oxum est un Orisha majeur, déesse de la féminité, de la sensualité et de l'amour. Elle fait parti du groupe des Orishas cabecera avec Obbatalá, Yemayá et Changó. C'est la plus jeune et la plus heureuse des Orishas.

Elle représente la beauté, la sérénité, la délicatesse, la douceur, la finesse, la grâce et la coquetterie mais aussi l'intensité des sentiments, la sexualité féminine, le désir et les plaisirs. Elle est séductrice. On fait appel à elle pour une relation amoureuse sérieuse et elle symbolise le mariage.

Elle paraît toujours sympathique, souriante et heureuse. Malgré son apparence, elle peut se montrer sévère, triste, rigoureuse, droite et ses châtiments sont implacables. Elle représente la rigeur religieuse.

Ochún

Ochún

Ochún est capable de résoudre mais aussi de provoquer les disputes entres les Orishas et les Hommes. Il est dit que pour elle, les hommes peuvent s'entre-tuer. Suite à un conflit, elle est très vindicative et acrimonieuse. Elle peut refuser les offrandes. Elle est l'Orisha le plus difficile à apaiser une fois qu'elle est en colère. Il est dit que quand elle crie, c'est pour manifester sa joie. Lorsqu'elle ne fait que sourire, c'est un signe de colère et elle peut tuer malgré un visage charmant d'où le proverbe "nunca se sabe que viene por debajo de los ríos" que l'on peut traduire par "on ne sait jamais ce qui se cache derrière les rivières".

Souvent, Ochún représente l'argent, les bijoux et les métaux précieux. En même temps, elle symbolise la générosité.

Elle règne sur les eaux douces, les rivières, les ruisseaux et les sources. Dans la nature, elle est symbolisée par les cours d'eau dans lesquels elle vit. Sa fleur est le tournesol et le cuivre, l'or, le bronze et les métaux jaunes lui appartiennent. Ses messagers sont les fourmis et les abeilles sont ses meilleures amies car elle produisent le miel. Ce dernier, appelé oñi, est un symbole aphrodisiaque qui permet à Ochún d'obtenir tout ce qu'elle désire de la part des hommes.

Ochún protège des affections du bas-ventre et des parties génitales, des maladies du sang et du foie et des hémorragie. Elle veille aussi sur les grossesses et les accouchements.

Son nom vient du yoruba Osún. Elle porte aussi les noms (caminos) de :

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Au Nigéria, elle est la déesse du fleuve qui porte son nom. Ses messagers sont les crocodiles. Pans la règle du Palo, elle porte le nom de Chola ou Chola Wengue.

Les "fils" d'Ochún sont sympathiques, joyeux et aiment faire la fête. Il sont volontaires et ont un grand souhait d'ascension sociale. Ainsi, ils ont une grande sensualité qu'ils utilisent pour plaire au plus grand nombre et ont peur d'aller à l'encontre de l'opinion publique. Ils aiment commander. Ils sont curieux et colportent facilement les commérages. Ils aiment les bijoux, les parfums et les joli vêtements. Comme ils apprécient beaucoup les sucreries, ils sont portés à l'embonpoint ou ont le visage rond.

3.1.8.2. Son histoire.

Histoire d'Ochún.

Ochún est la fille d'Obbatalá et de Yembó (ou Yemú) et la sœur d'Oyá, de Yemayá et d'Obbá. Ochún est la seconde épouse de Changó avec qui elle a donné naissance aux jumeaux Ibeyis ou Jimaguas bien qu'elle ait eu des relations avec Oggún, Orunla et Ochosi avec qui elle a eu Logún Edé. Certains disent qu'elle est amoureuse d'Inlé qui ne partage pas ses sentiments. Un patakí dit aussi qu'elle a perdu sa virginité pour sauver sa sœur Oyá. Elle est une amie intime d'Elegguá qui veille sur elle. Ochún est toujours accompagnée de Yemayá.

Il est parfois dit qu'Ochún était une reine qui gouvernait capricieusement. Elle profitait de toutes les choses raffinées de la vie. Son époux, Changó, lui offrait tout ce qu'une femme peut désirer. Mais finalement, elle perdit tout.

Patakí (histoire) sur Ochún.

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À force de vouloir trop aider les autres, Ochún perdit toute sa fortune. Devenue pauvre, elle gagnait sa vie en lavant dans la rivière le linge des gens qui la payaient en pièces de monnaie.

Un jour, l'une d'entre elles tomba dans l'eau et le courant l'amena jusqu'à la mer. Ochún pria Yemayá et Olokún de lui rendre sa dernière pièce car c'était tout ce qui lui restait pour nourrir ses enfants. Les dieux qu'elle avait imploré décidèrent de faire reculer les eaux des grands océans jusqu'à ce qu'Ochún puisse voir les grandes richesses du fond des 7 mers. Mais Ochún ne ramassa que la pièce qu'elle avait perdu et s'en alla. Les dieux, ne comprenant pas pourquoi elle ne prit que cette pièce et rien d'autres dirent : "pour ton honneur et ton honnêteté, nous te donnons une partie de notre richesse et la rivière comme maison. Mais, à partir de maintenant, tu ne donneras plus tout ce que tu as".

Autre patakí sur Ochún.

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Ochún, magnifique femme, aimait se promener dans les montagnes, danser, chanter et jouer avec les animaux qui, sentant sa douceur, venait lui manger dans la main.

Un jour, Oggún la vit passer et, subjugué par sa beauté, ne put résister à l'envie de la posséder. Mais Ochún, éprise de Changó, dieu du feu, préféra s'enfuire. Elle traversa les montagnes jusqu'à la rivière dans laquelle elle se jeta, désespérée. Le courant l'emporta jusqu'à l'embouchure où elle se heurta à Yemayá, mère de tous les Orishas. Celle-ci, prise de pitié pour Ochún, la plaça sous sa protection et lui offrit la rivière comme lieu de vie. Pour la rendre heureuse, elle la couvrit de bijoux et de richesses. C'est pour cela qu'Ochún réside dans les fleuves et est si proche de Yemayá.

Patakí sur Ochún et ses sœurs Yemayá et Oyá.

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Il y a longtemps, 3 sœurs, Yemayá, Ochún et Oyá, vivaient dans une tribu. Bien que pauvres, elles étaient heureuses. Yemayá, la plus âgée, subvenait aux besoins de ses 2 sœurs en partant pêcher en haute mer pendant plusieurs jours. Durant son absence, Ochún veillait sur Oyá, la plus jeune. En même temps, elle pêchait aussi et ramassait des pierres précieuses qu'elle vendait. L'amour qu'elle se portaient mutuellement était énorme.

Un jour, une tribu ennemie envahit leur village et captura Oyá. Ochún, partie pêcher, était en train de plonger et ne put entendre les cris d'Oyá. De même, Yemayá, qui était au loin, en plein mer, ne se rendit pas compte des appels de sa sœur. Oyá fut donc emmenée, captive.

À son retour, Ochún, découvrant la disparition de sa sœur, sombra dans la mélancolie et commença à perdre goût à la vie. Cependant, une rançon avait été demandée. Ochún commença alors à économiser des pièces de cuivre, jusqu'à ce que la somme soit suffisante pour faire libérer Oyá. Entre temps, le chef de la tribu ennemi, qui tomba amoureux d'Ochún, décida de doubler le prix de la rançon, sachant que les sœurs étaient trop pauvres pour payer. Ochún s'agenouilla, pleura, supplia. Le chef lui demanda sa virginité en échange de la liberté de sa sœur. Par amour pour Oyá, elle accepta.

De retour chez elles, Oyá et Ochún racontèrent tout ce qui s'était passé à Yemayá. Pour qu'Oyá n'oublie jamais le sacrifice de sa sœur, Yemayá orna sa tête et ses bras de pièces de cuivre.

Pendant sa captivité, Olofin, roi du village, avait partagé ses biens terrestres entre les habitants de la tribu : à Yemayá, il avait offert les mers, à Ochún, les rivières, à Oggún, les métaux... Oyá absente, il l'oublia. Ochún implora Olofin afin qu'il inclue sa sœur dans son partage. Ce dernier admit la justesse de sa demande et lui attribua le cimetière, seul bien non-alloué. Depuis, Oyá utilise des instruments en cuivre pour montrer sa reconnaissance envers Ochún et mange au bord de la rivière, propriété de celle-ci.

Patakí entre Ochún et Oggún.

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Oggún vivait avec ses parents, Obbatalá et Yembó (ou Yemú), et ses 3 frères Changó, Elegguá et Ochosi. Oggún était terriblement amoureux de sa mère et chercha à plusieurs reprises à la violer, tentatives qu'Elegguá a toujours réussi à faire échouer. Oggún y parvint quand même mais il fut surpris par son père. Avant que ce dernier n'aie eu le temps de dire un seul mot, Oggún lui dit : "Yo mismo me voy a maldecir. Mientras el mundo sea mundo lo único que voy a hacer es trabajar para la Ocha" que l'on peut traduire par "je vais me punir moi-même. Jusqu'à la nuit des temps, je n'aurai de cesse que de travailler pour Ocha (qui signifie religion)". Il décida alors de partir vivre dans les montagnes avec pour seul compagnon, son chien. Il se cacha des hommes et seul son frère Ochosi le chasseur réussit à le voir.

Oggún travaillait sans repos. Il était très amer et fâché contre lui-même. En plus de fabriquer des instruments en fer, il décida de répandre des sortilèges avec de l'ofoché (poudre magique utilisé pour faire le mal) sur le monde afin que celui-ci sombre dans le désespoir (arayé). C'est alors que Ochún, déesse de l'amour, pénétra dans la forêt et attira Oggún avec ses chants et lui fit goûter le miel de la vie. Oggún continua à travailler et perdit toute son amertume. Il cessa de répandre des sortilèges et le monde se tranquillisa.

Il est dit qu'ensuite, Ochún aurait emmené Oggún auprès d'Olorun qui l'aurait attaché avec une énorme chaîne. Cependant, quelle chaîne pourrait être plus forte que le miel d'Ochún ?

Patakí entre Ochún et Obbatalá.

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Ochún veillait sur Obbatalá. Celui-ci vivait avec sa femme, Yemú, et ses fils, Ochosi, Elegguá et Oggún. Ce dernier était le préféré et ses frères devaient lui obéir. Oggún était amoureux de sa mère et, à plusieurs reprises, parvint presque à la violer. Heureusement qu'Elegguá avait le temps d'aviser Ochún qui réprimandait Oggún.

Oggún mit Elegguá à la porte et soudoya le silence d'Ochún avec une montagne de maïs. Elle mangea tout et s'endormit. Oggún en profita pour violer sa mère. Elegguá s'enpressa de tout raconter à Obbatalá qui d'abord ne le crut pas. Cependant, un jour, il rentra plus tôt que prévu et vit Ochún endormie aux côtés d'Oggún en train d'abuser de Yemú. Il s'en fut, furieux. Quand Oggún décida de se punir, Obbatalá exprima sa déception envers Ochún : "J'avais confiance en toi et on t'a soudoyée avec du maïs". Il décida que ce serait alors Elegguá qui veillerait dorénavant sur lui. Ochún perdit alors cette fonction.

Patakí entre Ochún et Olofin.

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Quand Olofin créa le monde, les cieux et la Terre communiquaient par le biais de l'arbre appelé ceiba. Mais les Hommes trahirent la confiance d'Olofin qui décida de séparer le ciel de la Terre. Depuis le début, Olofin avait donné aux Hommes tout ce dont ils avaient besoin. Ne cultivant pas et ne plantant rien, les Hommes commencèrent à mourir de faim. Ochún se transforma en vautour, prit un panier plein de pain et de petits poids et les amena au ciel. Elle y rencontra Olofin, affamé, et lui offrit à manger.

Pour la remercier, Olofin lui demanda ce qu'elle souhaitait. Celle-ci plaida alors la cause de la race humaine. Olofin lui répondit qu'il ne pouvait rien faire pour ceux qui l'avaient déçu. Souhaitant tout de même lui exprimer sa gratitude, il lui indiqua qu'à mi-chemin, entre les cieux et la Terre, vivait un homme du nom d'Orisha Oko qui cultivait et ses entreposait récoltes. Ochún parvint à l'endroit où vivait Orisha Oko. Il lui donna accès à plus de 100 ans de récoltes. Ochún prit tout ce qu'elle put et retourna vers la Terre où elle alimenta tout le monde. Depuis ce geste de générosité, les Hommes la firent reine.

Autre patakí sur Ochún.

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Pour punir les Hommes, Olodumare décida un jour de prendre toutes les eaux de la Terre. Les rivières et les lacs s'asséchèrent et les poissons, les animaux et les Hommes commencèrent à mourir de soif. Ifá mit de nombreuses offrandes dans un panier à destination des Cieux. Ochún se chargea de l'amener.

En chemin, elle rencontra Elegguá et lui donna des aiguilles et du fil. Puis, elle retrouva Obbatalá et lui offrit les œufs qu'elle avait en sa possession. En échange, celui-ci lui indiqua l'emplacement des portes des Cieux. Arrivé au ciel, Ochún vit qu'un grand nombre d'enfants surveillaient les portes d'entrée. Elle leur distribua des bonbons pour qu'ils la laissent entrer. Olodumare l'écouta et lui accorda de laisser à nouveau la pluie tomber sur Terre. Les rivières se remplirent et les nature reprit toute sa splendeur.

3.1.8.3. Ses attributs.

Ochún est décrite comme une superbe femme noire en Afrique et comme une magnifique mulâtre à Cuba. Elle est sympathique et éternellement joyeuse. Elle est bonne danseuse et aime faire la fête. Le tintement de ses clochettes l'accompagne en permanence.

Ses couleurs sont tous les tons du jaune jusqu'à l'ocre, couleurs qui font référence aux métaux jaunes comme l'or ou le bronze. Parfois, il est aussi ajouté le bleu-vert et la couleur corail. Elle est vêtue d'une robe jaune avec une large ceinture ventrale qui se termine en forme de losange. Des grelots, souvent au nombre de 5, pendent du bord de sa robe. Sur la tête, elle porte un turban ou une couronne très voyante et incrustée de pierres précieuses. Il est dit qu'elle était habillée de blanc avant d'aller vivre dans la rivière mais que ses vêtements ont jaunis suite aux multiples lavages par les eaux du fleuve. Elle porte des boucles d'oreilles, des colliers et des bracelets (en général au nombre de 5) de métal comme l'or ou le bronze. Autour du cou, elle porte un collier (eleke) constitué d'une alternance de perles jaunes et dorées ou ambres. Il peut aussi être constitué d'une séquence répétée de 5 perles jaunes, 1 ambre et 5 dorées. Il arrive aussi qu'il soit fait de 5 perles jaunes séparées par une perle de couleur correspondant au chemin de l'Orisha. Plus rarement, on trouve des colliers faits d'un motif de 5 perles rouges, 5 perles de corail et une perle de chaque couleur alternée 5 fois.

Son symbole de pouvoir est un abebé ou agbebé, éventail jaune en bois de santal et plumes de paon. Ses principaux attributs sont tous les accessoires qui se rapportent à la beauté (éventails, foulards, mouchoirs, plumes de paons, couronnes...), qui se trouvent dans la trousse de maquillage d'une femme (bijoux, bracelets, miroirs, peignes...) ou qui ont un lien avec la rivière (les poissons et coquilles de crustacés, 2 rames en cuivre, les pierres de corail...). On trouve également les étoiles, les soleils, les demi-lunes, les clochettes, les cœurs, les plumes d'Ibú Kolé, toutes les fleurs jaunes ou une poigné d'escargots.

On lui sacrifie par immolation des chèvres et des boucs castrés, des coqs et des poules, des faisants, des colombes, des paons, des cailles, des canaris et des tortues. Les offrandes (addimú) qui lui sont faite sont tout poisson ou animal provenant de la rivière, des crevette, du miel d'abeille, de farine de maïs, des sandwichs de gofio au miel, des tamales (sorte de crêpe de maïs farcie et roulée dans une feuille de maïs ou de bananier), du riz jaune, des pommes de terre douces des œufs, de la laitue, de la scarole, de la bette, tout fruit de couleur jaune comme des oranges douces, de l'oignon, du piment et de l'huile d'olive. Elle apprécie également tout type de sucreries. Sa nourriture préférée reste l'ochinchin fait à base de petites crevettes, de blettes, de tomates, de câpres et d'œuf dur. Elle boit du vin blanc et sec. Les offrandes lui sont faites de préférence au bord de la rivière ou près d'un source pure.

Les plantes (ewes) associées à Ochún sont :

Afficher les ewes...

Pour invoquer Ochún, on utilise une soupière peinte soit en jaune soit de diverses couleurs mais à dominante jaune avec des liserés dorés. Les calebasses sont également de bons réceptacles. Ces récipients sont remplis d'eau de rivière dans laquelle sont immergées 5 pierres récupérées au petit matin au fond d'un fleuve et transportées dans une jarre en argile.

Ochún - Réceptacle

Réceptacle pour Ochún

On la salue avec formule suivante : ¡Iyalodde Yeyé Kari! ¡Yeyeo! ¡Omoriyeyeo! Comme on peut le voir, elle est très respectée car "Iyalodde" signifie "reine" en langue yoruba.

Ses chiffres sont le 5 et ses multiples. Son jour est le samedi. Son jour saint est le 8 septembre. À cette date, de nombreux fidèles et croyants effectuent, depuis le 19ème siècle, un pèlerinage au sanctuaire appelé El Cobre, dans la province de Santiago de Cuba, lieu saint le plus visité de Cuba.

Ochún - El Cobre

El Cobre

3.1.8.4. Syncrétisme.

Ochún est associée à la Virgen de la Caridad del Cobre, patronne de Cuba. On raconte qu'en 1620, deux indiens, Juan de Hoyos et Juan Moreno, et un créole noir, Rodrigo, partirent chercher du sel à Bahía de Nipe (partie orientale de Cuba). Depuis leur bateau, en pleine mer, ils aperçurent quelque chose. Ils s'en approchèrent et découvrirent une sculpture de la Vierge Marie taillée dans un morceau de bois flottant au gré des vagues. Elle portait l'enfant Jésus de son bras gauche et une croix en or de la main droite. La statue portait l'inscription : "Yo soy la Virgen de la Caridad" que l'on traduit par "Je suis la Vierge de la Charité". Ils la repêchèrent et rapportèrent jusqu'à Barajagua (province de Santiago de Cuba) où l'administrateur d'une des mines de cuivre ordonna qu'on lui construise un ermitage. Le 10 mai 1916, Benedicto XV la déclara Patronne de Cuba.

Pour les yorubas, ce ne pouvait être qu'Ochún car celle-ci est la patronne du cuivre, elle apparaît à l'embouchure d'un fleuve et elle porte des vêtements ornés de décorations en or.

3.1.8.5. Les chants.

Rezo :

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Autre Rezo (par L. Cabrera) :

Afficher le chant...

Beaucoup de chants peuvent se retrouver sur le site furius.ca.

3.1.8.6. Les toques.

Il arrive parfois que des violons soient utilisé durant les toques pour Ochún. Ils accompagnent alors les tambours batás.

Durant l'Oru Seco, on lui dédie le toque (rythme) appelé Chenche Kururú, Chenche Kurúrú ou Chenche Kúruru :

Des partitions concernant quelques toques peuvent être trouvées sur le site CityPercussion.

3.1.8.7. À écouter.

Le plus grand chanteur est certainement Lázaro Ross. Je vous conseille de l'écouter avec le Conjunto Folklórico Nacional de Cuba ou avec le groupe Olorun. Il a consacré un disque à Ochún intitulé Orisha Aye - Ochun. Le projet Abbilona a également enregistré un disque pour cet Orisha.

De nombreux morceaux sont également en écoute libre sur le site Olofin.

3.1.8.8. À voir.

3.1.8.9. Références.

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