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3.1.11. Osun.

   

3.1.11.1. Présentation générale.

Osun, Ozun ou Osu est un Orisha majeur bien que peu populaire. Il est le messager d'Obbatalá et d'Olofin. Il est le dernier du groupe des Orishas guerreros (Orisha Oddé ou ibori) avec Elegguá, Oggún et Ochosi. Osun représente la vie et la stabilité des initiés et surveille leur eledá (esprit qui réside dans la tête des Hommes). Il symbolise également la verticalité de l'être humain sur Terre.

Osun entretient une relation spéciale avec Orunmilá, l'Orisha de la divination. Ce dernier s'appuie sur Osun pour obtenir les pouvoirs de divination et les connaissances réelles et transcendantales.

Osun n'a pas d'avatar (camino).

Les "fils" d'Osun sont semblables à ceux d'Obbatalá bien que plus calmes. Ils sont également moins hautains voire même faciles à convaincre et humbles.

3.1.11.2. Son histoire.

Histoire d'Osun.

Osun est le fils d'Obbatalá et de Yemú (ou Yembó) et le frère de Changó, d'Oggún et d'Ochosi.

Patakí (histoire) entre Osun et Oggún.

Afficher le patakí...

Obbatalá vivait avec sa femme Yemú et ses fils Oggún, Ochosi et Elegguá. Oggún était le fils préféré et ses frères devaient lui obéir. Celui-ci était terriblement amoureux de sa mère et chercha à plusieurs reprises à la violer, tentatives qu'Elegguá a toujours réussi à faire échouer en alertant Osun qui venait et réprimandait Oggún.

Oggún décida alors de jeter Elegguá à la rue et de corrompre Osun avec une montagne de maïs afin que celui-ci ne le dénonce pas. Osun ne cessa de manger et de faire la sieste pour digérer. Oggún put alors profiter de sa mère. Elegguá alla raconter tout cela à Obbatalá qui ne le crut pas.

Cependant, un jour, Obbatalá rentra plus tôt à la maison. Il vit alors Osun dormant et Oggún en train d'abuser sa mère. Oggún se punit lui-même. Furieux, Obbatalá dit à Osun : "j'avais confiance en toi et tu t'es fait acheter avec du maïs". Obbatalá choisit Elegguá comme gardien. Osun perdit alors cette charge qui lui incombait.

3.1.11.3. Ses attributs.

Toutes les couleurs lui appartiennent car le mot "osun" désigne la couleur, la peinture que l'on utilise sur le sol dans certaines cérémonies. On lui associe parfois les 4 couleurs fondamentales : blanc, bleu, jaune et rouge.

Osun n'a pas de collier (eleke). Cet Orisha n'a pas non plus d'attribut ou d'otá (pierre).

On lui sacrifie spécialement par immolation des colombes blanches (eyelés). On peut aussi lui offrir les mêmes animaux que les Orishas guerreros sauf des coqs et des poules qui sont ses tabous. Les offrandes (addimú) qui lui sont faites sont de l'orí (beurre de cacao), de l'efún (poudre de coquille d'œuf et de chaux), des fruits frais pas trop mûrs et de l'otí (eau de vie de canne).

Les plantes (ewes) associées à Osun sont les mêmes que celles pour les Orishas guerreros mais peuvent aussi être celles d'Obbatalá. Par exemple, on peut citer l'Alacrancillo (Heliotropium), l'Algodón (Gossypium barbadense) ou le Bledo blanco (Amaranthus viridis).

Osun réside dans une coupe métallique surmontée d'un coq en plomb ou argenté (qui peut aussi être une colombe aux ailes déployées, un chien ou un saurien) sur la partie supérieure. Elle est placée sur un piédestal massif. Son axe vertical traverse un réceptacle fermé qui contient la charge magique d'Osun. On place ce réceptacle dans un lieu plus élevé que la tête des habitants de la maison.

La base de ce réceptacle est solide afin de le maintenir stable car si son détenteur le fait tomber, cela augure un mauvais présage ou un malheur et en particulier que la vie de son propriétaire est en péril. Il doit alors rapidement contacter son padrino (parrain religieux). Si Osun vacille ou tombe tout seul, cela signifie que son détenteur est en proie à une sorcellerie. Quand un santero décède, une image de l'Osun qu'il gardait dans sa maison est glissée dans le cercueil.

Osun - Réceptacle

Réceptacle pour Osun

À la différence de beaucoup d'autres Orishas, Osun ne s'invoque pas et ne prend pas possession de ses "fils". C'est un Orisha dit d'irradiation et non de possession. On l'honore en même temps que les Orishas guerreros.

On le salue avec la formule suivante : ¡Maferefún Osun!

Ses chiffres sont le 8, le 16 et le 24. Son jour est le jeudi et son jour saint est le 24 juin.

3.1.11.4. Syncrétisme.

Osun est associé à San Juan Bautista (Saint Jean-Baptiste). Parfois, il est aussi syncrétisé au baton de San Francisco (qui représente la tête et l'âme des Hommes), à San Manuel ou à la Divine Providence.

3.1.11.5. Les chants.

Beaucoup de chants peuvent se retrouver sur le site furius.ca.

3.1.11.6. Les toques.

Durant l'Oru Seco, on lui dédie le toque appelé Kankán, qui contient 3 rythmes alternés avec des conversactiones :

Des partitions concernant quelques toques peuvent être trouvées sur le site CityPercussion.

3.1.11.7. Références.

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