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6.15. Les chants de travail.

   

Le répertoire de la chanson cubaine comprend divers chants liés aux travaux artisanaux ou agricoles.

6.15.1. Quelques chants liés au travail.

Tonadas campesinas agricoles ou maritimes.

Ces Tonadas campesinas sont des chants d'influence hispanique qui accompagnent les travaux maritimes ou agricoles (pousseurs de charrettes par exemple).

Elles peuvent être basées sur le Punto Cubano et en prennent alors la structure mélodique et rythmique. En général, le tempo est libre, le rythme ternaire et l'harmonie suit une échelle hypophrygienne.

Chant de déplacement du bétail.

Des chants sont utilisés pour faire marcher les troupeaux de bétail, les mules ou les bœufs. Le chant est accompagné de cris qui stimulent ou dirigent les animaux. Chaque vacher ayant son cri, ils forment une sorte de polyphonie.

Chants du charbonnier.

Pour produire du charbon végétal, de grands fours sont construits avec des branches d'arbustes sélectionnés que l'on brûle. Cette combustion doit être surveillée par le charbonnier qui occupe son temps en chantant des quatrains et des coplas. Souvent en rythme ternaire et en mode mineur, la mélodie rappelle la Tonada española.

Chants des lavandières.

Pour se divertir pendant leur travail, les lavandières chantent des quatrains et des coplas.

Chants pour moudre le café.

Pendant que le café est moulu, il est fréquent que soit chantés des quatrains. Parfois, ce peuvent être des coplas.

Chants des boulangers.

Les boulangers accompagnent leur travail de coplas au caractère picaresque. La structure mélodique suit un poème construit autour de 2 phrases. La seconde étant la conséquence de la première. Généralement, elles sont en mode majeur et avec un rythme binaire. Entre 2 coplas, le chanteur émet des sons gutturaux pour marquer un tempo vif qu'il souligne par des coups produits avec la pâte à pain ou à galettes qu'il est en train de pétrir.

Toques de amoladores.

Les aiguiseurs ambulants de ciseaux, couteaux et objets tranchants issus de la région d'Ourense (Galice) avaient l'habitude de s'annoncer en soufflant dans un petit instrument, fait en terre cuite ou en bois et produisant un son doux, appelé caramillo, zampoña ou pipiritaña. Ils pouvaient aussi utiliser des sifflets et des capadores ou castrapuercos. Ils étaient identifiés à distance grâce à leur son particulier. Ces artisans ambulants auraient amené à Cuba le métier et le toque (rythme et mélodie). Aujourd'hui, l'instrument original est remplacé par un sifflet-jouet en plastique.

Le Toque de amolador se caractérise par l'emploi de suites de notes ascendantes et descendantes dans une gamme pentatonique et par l'alternance de notes glissées et de notes tenues.

6.15.2. Exemples de chants.

Chant de labour :

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Chant lié aux travaux maritimes :

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Chant de boulanger :

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Chant de charretier :

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Chant pour piler le café :

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6.15.3. Références.

Les chants de travail :

  • Del areíto y otros sones de Martha Esquenazi Pérez, édité en 2001 aux éditions Editorial Letras Cubanas

Les Toques de amoladores :

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